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Orpheline pour le temps des Fêtes…

Publié le

Marie-Josée, 37 ans, blogueuse & orpheline d'une combattante

Il y a deux ans presque jour pour jour, j’apprenais que j’allais bientôt perdre ma chère Mommy, la femme de ma vie, ce foutu cancer qui la rongeait depuis neuf mois… Moi, femme, amoureuse et mère des deux plus beaux enfants du monde, je perdrais MA mère… Même si mon père est encore bien vivant et présent et que dans les faits, je ne suis donc pas orpheline par définition, je cherche le mot qui définit comment je me sens… Il doit bien y avoir, dans tout le dictionnaire, UN mot qui définit ce que c’est la douleur d’apprendre à vivre sans SA mère? Je n’ai rien trouvé.

J’aimerais tellement réussir à me faire croire, à force de me le dire et redire dans ma tête, que Noël est juste une autre journée sur le calendrier, UNE journée parmi tant d’autres… Mais non, ça n’est pas vrai! Passer Noël sans ma Mommy, ça fait mal à chaque année, même si cette année aura seulement été mon deuxième Noël sans elle. Sa fête, la fête des Mères, son anniversaire de mariage avec mon père, ma fête (parce que c’est toujours elle qui m’appelait en premier le jour de mon anniversaire), sont toutes autant de journées dans l’année où j’ai le cœur qui se sert un peu. Ben non, je ne pleure pas à tous les jours en pensant à elle, mais des fois oui. À certains moments précis où j’aimerais tant la voir sourire à nouveau devant moi et sentir son doux parfum de Musk, je ferme mes yeux et j’essaie de l’imaginer devant moi et de sentir sa présence. J’aimerais tant commander des rêves où elle viendrait me visiter, ça ne fonctionne pas non plus. La dernière fois où elle est venue me rendre visite, elle m’a dit que c’était beau là où elle était maintenant et que son corps ne souffrait plus… J’imagine que je devrai me contenter de ça comme cadeau de Noël de sa part cette année.

Puis il y a LUI, cet homme, ce grand, fort et fier MONSIEUR que j’ai le privilège d’appeler Poppy, mon père… Je me dis que pour lui, les souvenirs se bousculent sûrement aussi dans sa tête à certaines occasions, comme dans la mienne. Mais ces souvenirs lui appartiennent. Parce que pour les mêmes événements, on se concocte des souvenirs bien à nous, qu’on blottit au fond de notre cœur et de notre mémoire, chacun à sa façon. Je serai éternellement reconnaissante d’avoir eu le privilège d’avoir une mère aimante comme la mienne, une grand-mère extraordinaire pour ses petits-enfants.

Pour Noël, je suis allée déposer un bouquet de soie sur ta tombe, puisque c’est le seul présent que je puisse t’offrir qui parait quelque part et j’ai cette drôle d’impression que tu le verras, même si tes yeux sont fermés pour toujours…

Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai…

Marie-Josée, 37 ans, blogueuse & orpheline d'une combattante

1 Commentaires

  • Lorraibe: December 27, 2017

    Tu décris bien ce qu’il y a dans mon cœur parfois encore ….oui cela s’estompe mais oui les fêtes et événements seront toujours des moments privilégiés pour avoir une pensée spéciale pour elle..que j’aime encore tout autant…xxx

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