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L'attente. La maudite attente...

Publié le

Mélanie, onco massothérapeute & supporteur

L'attente. La maudite attente. Celle qui prend toute la place mais à laquelle on ne veut pas penser. Celle qui confirmera un diagnostic, une récidive, un changement... ou pas. Parce qu'on ne sait pas. Parce qu'on espère le mieux mais qu'on se prépare pour le pire.

On réussit à penser à autre chose pour un moment et ça nous revient en tête dès qu'on arrête de s'occuper. Qu'est-ce qu'on fait nous, alliés, dans ces moment-là? On s'inquiète, on a de la peine. On ne sait pas quoi dire. Ou on ne dit pas la bonne chose. C'est l'impuissance dans toute sa splendeur pour essayer de vous accompagner dans un summum de vulnérabilité. Ça demande beaucoup d'humilité pour nous d'admettre qu'on ne sait pas quoi faire et aussi pour être capable d'accueillir vos façons de réagir.

Certaines très rationnelles vont tout expliquer: ce qui s'est passé, ce qui s'en vient et les possibilités qui en découlent. D'autres vont vouloir être distraites pour ne pas penser. Certaines ne diront rien du tout et on le saura après coup alors que d'autres vont s'effondrer en nous parlant. Je n'ai pas affronté la colère franche encore mais je sais que la colère sourde est toujours tapie tout près.

 

S.V.P. n'ayez pas peur de nous dire ce que vous voulez ou que vous ne savez pas ce que vous voulez. Ça nous aide à être des meilleurs supporteurs. On essaie du mieux qu'on peut de ne pas vous laisser naviguer en solitaire quand les eaux sont agitées.

Mélanie, onco massothérapeute & supporteur

 

 

1 Commentaires

  • Lynda: June 28, 2018

    Mélanie,

    Merci de partager ces émotions. Nous savons tous que les supporteurs vivent aussi des moments très difficiles à travers le parcours d’une personne aimée atteinte d’un cancer. Mais tu as su mettre cette réalité en mots pour que je le réalise à quel point.

    Je veux dire aux personnes qui partagent ma vie, amours et amies que si je n’ai pas assez exprimé mes sentiments, c’est que bien maladroitement, je le constate, je voulais les protéger et ne pas m’apitoyer sur mon sort. Mais aussi surtout, dans ma souffrance tant physique que psychologique, je ne savais pas quoi et comment demander.

    Lynda

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