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Les supporteurs ont besoin...

Publié le

Yasmine, 37 ans, supporteur

Oui, nous les supporteurs ont besoin de supporteurs!

Ça semble évident et quasiment niais, mais y aviez-vous déjà pensé...?
En toute honnêteté, moi, je n’y avais jamais pensé! Jusqu’à récemment, c’était si évident que je prenais ce fait pour acquis...

Si simpliste que j’ignorais ce besoin et je le voyais plutôt comme un droit.

Être un supporteur c’est lourd émotivement et physiquement. Et c’est tout à fait normal que ça le soit! On se fait jouer des tours parce qu’on essaie d’être fort pour notre guerrier ou guerrière. Après tout, c’est nous les supporteurs, non?!

Oui, mais nous sommes d’abord des personnes tout comme eux.

On ressent tous le besoin de se faire écouter et de se faire rassurer.

Ça m’arrive de temps à autres. Et ce besoin n’est pas une faiblesse, c’est une opportunité de faire face à nos émotions. Mais parfois c’est si puissant!

Depuis l’école secondaire, je reste en contact avec les 4 mêmes amies dont ma guerrière rousse. Et même si la vie nous mène par le bout du nez, on prend le temps de se voir. Je les aime et elles ne me jugeraient jamais. Lors de notre dernier brunch, elle nous a confié que si elle avait su que ce satané cancer pouvait revenir, elle et sa famille se seraient moins privé! Devant elle, je suis restée calme, mais en réalité j’ai été prise de cour. J’ai serré mes amies avant que l’on se quitte, mais je suis restée avec un tourbillon dans mon ventre.

J’ai vécu de la colère, de la tristesse et de l’impuissance! J’ai ressenti ce besoin, celui de se faire prendre dans les bras de quelqu’un que l’on aime, comme quand j’étais petite et je venais de tomber en jouant sur le pavé. Mais personne n’était chez moi! J’étais seule affrontant toutes ses émotions. Je n’en demandais pas tant! Je voulais seulement me blottir contre une personne qui m’aime et me faire caresser les cheveux pendant que les larmes que je devais pleurer coulent sur mes joues. Il n’y a pas de substitut pour cette chaleur, surtout pas un coussin!

Les émotions étaient trop intenses… Les intérioriser n’est pas une solution et se cacher en arrière d’un air courageux non plus. Il faut s’exprimer, parler, écrire, pleurer… sans avoir peur d’être jugé surtout par nous-même, sinon on exploserait! J’admets que ça m’est déjà arrivé et ce n’est ni agréable pour nous ni pour ces personnes qui nous aiment.

Vous les supporteurs des supporteurs: enveloppez-nous de vos bras sans rien dire! Sans aucun doute, on pleurera, sans aucun doute ça nous fera du bien! Se faire prendre dans les bras d’un d’être cher est si satisfaisant et rassurant.

Deuxième mantra du supporteur
N’hésitez pas à demander de l’aide, n’hésitez pas à demander que l’on vous écoute, n’hésitez surtout pas à demander que l’on vous serre dans les bras en silence.
Dites que vous en avez besoin, un point c’est tout!
Yasmine, 37 ans, supporteur

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